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Petit coléoptère des ruches

Pas présent en France métropolitaine (présent à la Réunion et en Italie)
Pour vous aider dans le diagnostic de vos ruches, nous avons créé un document récapitulatif des principales maladies des abeilles.

Développement et déplacement
Aethina tumida est un insecte qui peut être extrêmement prolifique : dans des conditions favorables et en absence de mesures de contrôle, 80 adultes peuvent engendrer plus de 36 000 adultes en 63 jours (Murrle et Neumann, 2004). Son cycle dure 1 mois en climat méditerranéen et 6 mois en climat froid. Les conditions idéales sont une hygrométrie >50% et une température > 20°C. La larve va sortir de la ruche attirée par la lumière, et va aller s’enterrer entre 10 à 20 cm de profondeur. En sortant de terre, l’adulte est de couleur gris clair.
Alimentation et dégâts sur la colonie
Au stade larvaire, l’individu se nourrit de miel, pollen, pain d’abeilles, voire de couvain en creusant des galeries dans les cadres de cire. Les déjections de larves contiennent une levure qui font fermenter le miel, celui-ci devient alors impropre à la consommation des abeilles et de l’homme. L’adulte se nourrit quant à lui essentiellement de miel ou d’abeilles mortes et peut jeûner 2 à 10 jours. Il perturbe les ouvrières par sa présence.
En cas de faible infestation, on observe quelques larves et signes de fermentations. En cas de forte infestation se produit un écoulement de miel (cadres, fond de ruche, planche d’envol) et une odeur « d’orange amère » apparaît.
Vigilance
Toute importation de reines ou d’abeilles doit se faire depuis une zone indemne et être légalisée par un certificat sanitaire via le système TRACES NT. Un examen régulier des ruches permet de détecter et d’anticiper la présence d’Aethina.
Quelques ressources
Tropilaelaps est un acarien du couvain dont l’impact sur les colonies et les symptômes qu’il provoque sont proches de ceux imputables à Varroa. Cependant, avec une phase de phorésie et une fécondation facultative, son développement est estimé bien plus rapide que celui de Varroa, ce qui pourrait conduire à des effondrements de colonies plus tôt en saison.
Sa présence est avérée en Géorgie mais suspectée dans plusieurs pays de l’Est. Si des zones d’ombres persistent sur la compréhension de ce parasite, il n’en demeure pas moins indispensable de rester vigilant pour empêcher son introduction sur notre territoire.
Vigilance
L’Anercea a diffusé une lettre (mars 2026), que nous vous relayons, invitant à la plus grande prudence et proposant de proscrire les importations d’abeilles et de reines des pays d’Europe de l’Est et d’Asie.
Quelques ressources
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